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Ingéniosité et beauté, sont les caractéristiques de cet instrument vieux de plus de 2000 ans.

A l'époque du GPS et de l'horloge atomique, l'astrolabe n'a plus sa place ?? A voir..... Admirateurs de beaux objets, passionnés d'Histoire, contemplateurs du ciel, si vous voulez "tenir entre vos mains l'univers": tournez les pages de ce site, il s'adresse à vous.

Astrolabe planisphérique moderne utilisable aujourd'hui**, recalculé selon le parcours vrai du soleil, astrolabe ancien dont l'écliptique est représenté conventionnellement par 12 constellations de 30°, astrolabe nautique, astrolabe universel, astrolabe quadrant,.... je vous propose de voyager au coeur de l'Histoire des Hommes et des Sciences.


** : Juin 2010 - J’ai acquis récemment un astrolabe « Brigitte Alix » (version « moderne », diamètre 15 cm). Je viens de faire un test de son fonctionnement et de la qualité de sa réalisation. À cet effet, j’ai comparé les heures de lever et de coucher du Soleil déduites des données de l’Observatoire de Paris avec celles obtenues à l’aide de l’astrolabe. J’ai choisi pour cela une série de huit dates caractéristiques : les quatre dates pour lesquelles l’équation du temps est nulle, et les quatre autres pour lesquelles son amplitude passe par un maximum, soit 8 dates typiques. L’astrolabe (comme le cadran solaire) donne les heures en temps solaire vrai local, pour la position réelle dans le ciel du centre géométrique du Soleil. Pour effectuer notre comparaison, plusieurs précautions doivent en conséquence être prises. Il faut, en effet, corriger les données de l’Observatoire de l’écart de longitude, de la valeur de l’équation du temps (pouvant atteindre jusqu’à – 14 mn ou +16 mn), de la réfraction atmosphérique (de l’ordre de 4 min), et tenir compte de la correction à la date (liée à la place dans le bissexte et à la fraction de jour écoulée) pour ajuster l’astrolabe. Aucune de ces corrections n’est réellement négligeable. Donc voilà ce que j’ai obtenu – sans tricher ! – pour les huit dates de référence : l'écart de l'astrolabe sur les temps solaire vrais des levers et couchers déduites des données de l'Observatoire ne dépasse jamais 2 à 3 minutes, et la valeur moyenne de l’écart absolu sur les 16 déterminations est de 1,3 min. Ce résultat est remarquable compte tenu des dimensions de l’instrument. Ce ne peut être l'effet du hasard, donc un grand bravo ! La mécanique est bonne. L'écart est de l'ordre de la précision de lecture, puisqu'il y a 4 min entre 2 divisions successives du cercle horaire. Soulignons aussi que, compte tenu de la qualité de l’instrument ainsi révélée, les corrections évoquées ci-dessus doivent effectivement être appliquées. Finalement, le test sur les levers et couchers du centre du Soleil revient à faire un test sur un objet stellaire de hauteur zéro, qui est une hauteur comme une autre. On peut en inférer que le reste est bon aussi.

Pierre LAUGINIE Maître de Conférences honoraire Groupe d'Histoire et de Diffusion des Sciences d'Orsay (GHDSO) Université Paris-Sud, centre d'Orsay